En Chine (enfin peut-être qu'à Xi'an, rien n'est moins sur), les routes sont... souvent entretenues.
Oui, je dis "souvent" et non pas "bien", car qui a déjà vu une route chinoise s'est certainement évanoui avant d'avoir pu se forger une opinion plus précise que "Wo de tian na !!!" ("Oh mon dieu !!!" en français ^^) : crevasses dignes d'un post magnitude 7 sur l'échelle de Richter et grosses bosses que quand tu passes dessus tu crois avoir écrasé un chien, un cochon ou une vache (le déjeuner quoi) ! Alors je vous raconte pas quand il pleut ! Bah c'est pas compliqué, voilà ce qu'il se passe :

Après la pluie viennent les balayeurs de pluie >_< Partout dans la ville, des employés de la municipalité balayent l'eau vers ce qu'ils peuvent trouver de plus proche et de plus drainant : bouche d'égout, lopin de terre ou autre balayeur de pluie ^^ En même temps, ils n'ont pas trop le choix me direz vous : c'est moins cher d'engager des gars pour balayer à chaque fois qu'il pleut que de refaire la route...
Mais bon, tout n'est pas non plus de la faute de la route, faut pas exagérer ! Quand il neige par exemple, que la route soit nickel ou non, il faut bien faire quelque chose quand même. Là encore, ce sont les rois de l'entretien des routes qui interviennent, j'ai nommé les balayeurs de neige (mais oui bien sûr !) ! Et alors là, ils font un truc très bizarre : ils prennent la neige des bas côtés pour l'étaler en plein milieu de la route, sous les roues des voitures. Donc autant je comprends la finalité des balayeurs de pluie, autant les balayeurs de neige, j'ai du mal. La dernière théorie en date serait que la neige fond plus vite si des voitures passent dessus que si on la laisse sur le côté. En même temps, le but initial n'est il pas de prévenir les véhicules de rouler dessus ?
Affaire à suivre...
Oui, je dis "souvent" et non pas "bien", car qui a déjà vu une route chinoise s'est certainement évanoui avant d'avoir pu se forger une opinion plus précise que "Wo de tian na !!!" ("Oh mon dieu !!!" en français ^^) : crevasses dignes d'un post magnitude 7 sur l'échelle de Richter et grosses bosses que quand tu passes dessus tu crois avoir écrasé un chien, un cochon ou une vache (le déjeuner quoi) ! Alors je vous raconte pas quand il pleut ! Bah c'est pas compliqué, voilà ce qu'il se passe :
Après la pluie viennent les balayeurs de pluie >_< Partout dans la ville, des employés de la municipalité balayent l'eau vers ce qu'ils peuvent trouver de plus proche et de plus drainant : bouche d'égout, lopin de terre ou autre balayeur de pluie ^^ En même temps, ils n'ont pas trop le choix me direz vous : c'est moins cher d'engager des gars pour balayer à chaque fois qu'il pleut que de refaire la route...
Mais bon, tout n'est pas non plus de la faute de la route, faut pas exagérer ! Quand il neige par exemple, que la route soit nickel ou non, il faut bien faire quelque chose quand même. Là encore, ce sont les rois de l'entretien des routes qui interviennent, j'ai nommé les balayeurs de neige (mais oui bien sûr !) ! Et alors là, ils font un truc très bizarre : ils prennent la neige des bas côtés pour l'étaler en plein milieu de la route, sous les roues des voitures. Donc autant je comprends la finalité des balayeurs de pluie, autant les balayeurs de neige, j'ai du mal. La dernière théorie en date serait que la neige fond plus vite si des voitures passent dessus que si on la laisse sur le côté. En même temps, le but initial n'est il pas de prévenir les véhicules de rouler dessus ?
Affaire à suivre...
par Camille
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Vie à Xi'an
Comme promis, j'ai mis en ligne les photos des visites de la grande pagode et de la mosquée de Xi'an (voir albums photos à droite).
Entrée de la salle de prière de la mosquée
J'ai pris la peine de commenter quelques photos so enjoy !
par Camille
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Vie à Xi'an
Quand l'aménagement urbain et la nature ne font qu'un, ce n'est pas cela qu'on appelle le développement durable ? En tout cas, pour les chinois si...
par Camille
publié dans :
Vie à Xi'an
Quoi de neuf depuis la dernière fois, c'est à dire une éternité ? Bah... Tout fout le camp !
Je pense que tout acommencé fini commencé à finir le lundi 5 mars. Cet après-midi là, on avait "cours de go" (vous m'excuserez les guillemets) avec Bernardo. En
fait, pour être plus précise, Bernardo n'est pas sensé nous donner des cours mais plutôt les organiser, c'est à dire nous préciser contre qui on va jouer, ou jouer contre nous, ou... Euh, ou
rien, c'est tout ce qu'il est sensé faire ! Bref, cet après-midi là, Bernardo nous fait entrer tous les trois (Charles, Julien et moi) dans la salle d'étude et nous annonce : "Aujourd'hui,
Charles va jouer en simultanée contre Julien et Camille à deux pierres". Silence... Charles bredouille qu'il ne peut pas, qu'en général il joue contre nous à égalité et certainement pas en
simultanée ! De mon côté, je boue de colère.
La semaine précédente, Bernardo m'avait dit qu'il fallait que je joue sur internet des parties rapides pour pouvoir progresser : c'était certainement le conseil le plus débile que j'ai pu entendre depuis que je suis en Chine, en sachant que mon maître m'avait conseillé 3 mois plus tôt l'exact opposé. Mais sur le coup, j'avais laissé coulé sur le compte de "il n'a pas les mêmes méthodes pédagogiques, ça ne fait pas nécessairement de lui un mauvais professeur". Mais le coup de "Charles est tellement plus fort que vous qu'il vous prend en même temps ET avec handicap", c'était trop ! Pourquoi trop ? Parce que depuis que l'école de go avait ouverte, tout ce qu'on faisait c'était jouer des parties. "Où est le mal ?" me direz vous. Le premier problème était qu'à peine 1 partie sur 10 était commentée par un joueur de niveau acceptable. Le deuxième problème était que, de mon point de vue, on ne nous faisait pas jouer pour progresser : les rencontres étaient toujours organisées à l'arrache. Une fois on joue contre des amateurs du club parce qu'ils n'ont surement pas de travail et encore moins de vie, une autre fois on joue en simultanée contre un mec inconnu qui a surement besoin d'argent de poche et enfin on nous fait jouer contre des croulants même pas 1kyu à l'échelle chinoise mais qui sont des personnages importants du go dans la région du Shanxi, alors faut bien faire de la lèche, de la politique et de la pub ! Peut être que je me trompe, peut être que je suis juste paranoiaque et que c'est juste ma jalousie envers Charles qui parle ?
Ah oui, je ne vous avais pas encore parlé de ça. Oui, ça m'arrive d'être jalouse de Charles parce qu'il est plus fort, il connait plus de choses et il gagne tout le temps. Mais en général, c'est une jalousie constructive, c'est une jalousie qui me pousse à travailler et à essayer de le rattraper ou au moins à garder la même différence de niveau. De la bonne jalousie quoi ^^ Mais quand je me retrouve à être jalouse parce que la personne en charge n'a recruté qu'un seul adversaire et qu'il est pour Charles, là c'est pas normal ! Le nombre de fois où Charles devait volontairement refuser de jouer pour nous laisser un chance à Julien et à moi ! (euh, pour info, je répète que j'ai juste de la "bonne jalousie" vis à vis de Charles : tant qu'il continue à faire ma vaisselle, j'ai pas de raison de lui en vouloir outre mesure ^^)
Alors je crois que mon cerveau a fumé quand Bernardo a dit "Charles jouera contre Julien et
Camille a deux pierres". Alors je crois que mon cerveau a brulé quand il a ajouté "pourquoi tu hésites Charles ? Tu es bien plus fort qu'eux". Alors je crois que mon cerveau a explosé quand il a
renchéri "tu devrais les battre facilement à deux pierres". Alors je crois que mon cerveau s'est évaporé parce que je n'ai pas pu entendre ce qu'il a pu rajouter ensuite ^^
Après la partie, je n'ai pas pu continuer avec le cours. Il fallait que je rentre chez moi, que je réfléchisse. Finalement, ça ne m'a pris que les 5 min de trajet pour en arriver à cette conclusion : il faut que je m'en aille. Je suis arrivée à Xi'an en décembre dans l'espoir de continuer mon entrainement de go et ce lundi 5 mars, j'ai enfin compris : ça n'arrivera pas.
A partir du moment où j'avais pris cette décision, tout est allé très vite : je suis rentrée chez moi pour envoyer des mails, lettres, textos, signaux de fumée à toute personne plus ou moins concernée par mon départ. Quelques heures plus tard, je savais que Charles partait avec moi, que Guo Juan me soutenait, que Yan Laoshi me reprenait dans son école et que l'école de Xi'an fermait définitivement ses portes ! J'ai tout cassé quoi... Tout fout le camp...
Les jours suivants, libérés des pseudos cours de go, Charles, Julien, Ayumi (une amie japonaise de Charles... D'ailleurs voir une japonaise en Chine, ça vaut le détour !) et moi avons pu faire un peu de tourisme : visite de la Grande Pagode (Julien et moi sur la photo ci-contre) et de la mosquée. Je mettrai quelques photos en ligne la prochaine fois ^^ Quelques jours plus tard, Julien retournait en France. Tout fout le camp !
Et en plus, j'ai chopé le rhume de Julien...
Je pense que tout a
La semaine précédente, Bernardo m'avait dit qu'il fallait que je joue sur internet des parties rapides pour pouvoir progresser : c'était certainement le conseil le plus débile que j'ai pu entendre depuis que je suis en Chine, en sachant que mon maître m'avait conseillé 3 mois plus tôt l'exact opposé. Mais sur le coup, j'avais laissé coulé sur le compte de "il n'a pas les mêmes méthodes pédagogiques, ça ne fait pas nécessairement de lui un mauvais professeur". Mais le coup de "Charles est tellement plus fort que vous qu'il vous prend en même temps ET avec handicap", c'était trop ! Pourquoi trop ? Parce que depuis que l'école de go avait ouverte, tout ce qu'on faisait c'était jouer des parties. "Où est le mal ?" me direz vous. Le premier problème était qu'à peine 1 partie sur 10 était commentée par un joueur de niveau acceptable. Le deuxième problème était que, de mon point de vue, on ne nous faisait pas jouer pour progresser : les rencontres étaient toujours organisées à l'arrache. Une fois on joue contre des amateurs du club parce qu'ils n'ont surement pas de travail et encore moins de vie, une autre fois on joue en simultanée contre un mec inconnu qui a surement besoin d'argent de poche et enfin on nous fait jouer contre des croulants même pas 1kyu à l'échelle chinoise mais qui sont des personnages importants du go dans la région du Shanxi, alors faut bien faire de la lèche, de la politique et de la pub ! Peut être que je me trompe, peut être que je suis juste paranoiaque et que c'est juste ma jalousie envers Charles qui parle ?
Ah oui, je ne vous avais pas encore parlé de ça. Oui, ça m'arrive d'être jalouse de Charles parce qu'il est plus fort, il connait plus de choses et il gagne tout le temps. Mais en général, c'est une jalousie constructive, c'est une jalousie qui me pousse à travailler et à essayer de le rattraper ou au moins à garder la même différence de niveau. De la bonne jalousie quoi ^^ Mais quand je me retrouve à être jalouse parce que la personne en charge n'a recruté qu'un seul adversaire et qu'il est pour Charles, là c'est pas normal ! Le nombre de fois où Charles devait volontairement refuser de jouer pour nous laisser un chance à Julien et à moi ! (euh, pour info, je répète que j'ai juste de la "bonne jalousie" vis à vis de Charles : tant qu'il continue à faire ma vaisselle, j'ai pas de raison de lui en vouloir outre mesure ^^)
Après la partie, je n'ai pas pu continuer avec le cours. Il fallait que je rentre chez moi, que je réfléchisse. Finalement, ça ne m'a pris que les 5 min de trajet pour en arriver à cette conclusion : il faut que je m'en aille. Je suis arrivée à Xi'an en décembre dans l'espoir de continuer mon entrainement de go et ce lundi 5 mars, j'ai enfin compris : ça n'arrivera pas.
A partir du moment où j'avais pris cette décision, tout est allé très vite : je suis rentrée chez moi pour envoyer des mails, lettres, textos, signaux de fumée à toute personne plus ou moins concernée par mon départ. Quelques heures plus tard, je savais que Charles partait avec moi, que Guo Juan me soutenait, que Yan Laoshi me reprenait dans son école et que l'école de Xi'an fermait définitivement ses portes ! J'ai tout cassé quoi... Tout fout le camp...
Les jours suivants, libérés des pseudos cours de go, Charles, Julien, Ayumi (une amie japonaise de Charles... D'ailleurs voir une japonaise en Chine, ça vaut le détour !) et moi avons pu faire un peu de tourisme : visite de la Grande Pagode (Julien et moi sur la photo ci-contre) et de la mosquée. Je mettrai quelques photos en ligne la prochaine fois ^^ Quelques jours plus tard, Julien retournait en France. Tout fout le camp !
Et en plus, j'ai chopé le rhume de Julien...
par Camille
publié dans :
Vie à Xi'an


